Nina, l'héroïne surprise !


« Promis, je suis mon héroïne », ma nouvelle comédie romantique est sortie ! Vu le nombre de publications que j’ai faites à ce sujet, vous n’avez pas pu passer à côté de l’info si vous me suivez un peu sur les réseaux.


Je vous ai dévoilé au fur et à mesure le titre, la couverture, le résumé… Je suis si fière de ce livre que j’ai souhaité vous donner envie de le découvrir. Et alors que j’étais à la recherche d’une nouvelle manière de le mettre en avant, les mots sont sortis tous seuls sur mon clavier.

Je veux vous parler de Nina. Comment elle a évolué sous ma plume, sans que je m’en rende compte, pour ce troisième roman.


Mais revenons un peu en arrière !


Depuis que j’ai commencé à imaginer ce quatuor de colocataires, j’ai adoré écrire et développer le personnage de Nina. Derrière son sens de la répartie un brin potache, j’ai pu laisser parler mon humour dans tout ce qu’il a de plus premier degré ! Je me suis tellement amusée à travers elle. Dans mon esprit, je me la suis toujours figurée avec une personnalité solaire. Une femme souriante, dégageant un optimisme à toute épreuve.


Mais évidemment, plus j’apprenais à connaître mes personnages et plus leurs failles se sont révélées à moi. Derrière l’apparente bonne humeur de Nina, j’ai découvert des complexes et des blessures. Au fur et à mesure de mes années d’écriture autour de ses quatre héroïnes, leur caractère, mais également leur passé et leurs peurs ont émergé.


Pour Marion, cela s’était avéré une évidence : l’angoisse de se lancer. De croire en son rêve coute que coute. Les complexes autour de son physique aussi que j’ai longtemps ressenti et qu’il m’arrive encore d’éprouver. Derrière Marion, il y avait beaucoup de moi au fond. La comprendre n’était donc pas vraiment une difficulté.


Pour Sophie, ce fut plus compliqué, ce qui a sûrement expliqué pourquoi mon deuxième roman a été le plus laborieux à écrire. Pour moi, Sophie était l’héroïne symbolisant la sagesse, la confiance en soi. Elle était le roc sur lequel allaient pouvoir se reposer les trois autres jeunes femmes. Et elle l’est en un sens. Mais quand je me suis penchée un peu plus sur sa vie et l’histoire que je voulais raconter autour d’elle, je lui ai découvert beaucoup plus de faiblesses que ce à quoi je m’attendais. Derrière sa relation complexe avec sa mère, il y avait tant de non-dits qui au final l’empêchaient d’aller au-delà de sa zone de confort et de faire confiance aux autres.

Et puis, il y a eu Nina. Nina la comique. Celle par laquelle je faisais arriver les blagues qui me faisaient personnellement le plus rire. Dans les deux premiers romans, je l’ai présentée comme une personne solaire, pleine de vie, qui prenait les évènements avec pragmatisme et légèreté. Et j’ai adoré lui inventer 1001 petites anecdotes amusantes dont vous ne connaissez pas le quart de la moitié.


J’avais la crainte que mon personnage soit un peu inconsistant, une fois les blagues mises de côté. Et au final, Nina a été une vraie surprise. Elle m’a emmené à la découverte de sa vie et le voyage a été passionnant.

Quand je me suis penchée un peu plus sur le roman qui allait lui être consacré, tout un pan de sa vie s’est littéralement révélé à moi. Un passé plus douloureux, dont j’avais déjà quelques contours, mais qui s’est complètement mis en place pendant l’écriture. Et à travers ses souvenirs d’enfance, c’est toute la personnalité de Nina qui s’en trouvait réécrite. Oui, elle était bien solaire et pleine de vie, mais derrière tout cet enthousiasme et cette soif de légèreté, qu’y avait-il exactement ? Et c’est, je pense, le message que j’ai voulu faire passer.


Nous ne connaissons pas vraiment les gens qui nous entourent. À l’exception de quelques rares proches qui nous connaissent sur le bout des doigts (et encore, je reste persuadée que nous sommes les seuls à nous connaître vraiment), personne ne sait ce qui nous traverse dans notre tête et notre cœur. Derrière un sourire lumineux, il peut y avoir tellement de blessures. Derrière un rire, beaucoup d’efforts pour oublier des pleurs.


Arrêtons de projeter nos idées préconçues sur la vie des gens. Les réseaux sociaux ne nous aident pas vraiment, j’en conviens. À ne vouloir que des contenus beaux, léchés, ne mettant en avant que des moments joyeux ou complètement mis en scène. Mais derrière ses images figées, il y a tout un monde que nous ne connaissons pas derrière les personnes que nous suivons. Derrière un selfie souriant, il peut y avoir une semaine catastrophique qu’on s’efforce d’oublier l’espace d’un instant. Derrière la photo paradisiaque d’une balade au bord de la plage, on peut essayer d’effacer une nuit cauchemardesque, etc.


À travers le personnage de Nina, une jeune femme que j’ai voulue débordante de bonne humeur et d’optimisme, représentant à la perfection les canons de la beauté actuelle, vivant sans complexe les expériences de son âge, j’ai cherché à montrer que derrière l’image de l’idéal, il y a forcément une part d’ombre qui nous échappe.


Alors soyons à l’écoute les uns des autres et gardons-nous bien de juger ce que vivent les gens autour de nous. Parce que, comme dans beaucoup de domaines, nous savons si peu de choses sur nos semblables que la majorité du temps, nous viserons probablement à côté.


J'espère avoir réussi, à travers mon roman, à partager ces réflexions. Et j'ai déjà si hâte de savoir ce que Louise me garde en réserve pour le dernier roman !


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