Retour en demi-teinte pour les super espions british !

Kingsman : Le Cercle d'Or de Matthew Vaughn


Synopsis :

KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis. Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.

Je ne sais pas vous mais moi, j'avais adoré le premier volet de la saga Kingsman, sorti en 2015. Mettant déjà en scène Taron Egerton et Colin Firth, il revisitait de manière originale le genre du film d'espionnage.


J'étais donc ravie de découvrir le deuxième opus... Retrouver les gentlemans anglais, c'était retrouver un mélange de classe et d'humour so british tout en restant moderne. Un vrai bon moment... Sauf que...


Sauf que, si le film reste divertissant, il a beaucoup moins de charme que son prédécesseur.


Taron Egerton sonne toujours juste mais il est un peu trop rentré dans son rôle de "James Bond" version 2.0. Son côté jeune délinquant qu'il avait dans le premier film manque un peu pour donner du relief au personnage. La fille qui n'ose pas avouer qu'elle préfère les bad-boys...



Quant au retour de Colin Firth, en ma qualité de fan absolu de l'acteur, je ne peux qu'être ravie mais (oserais-je l'avouer), cela n'apporte pas grand chose au contenu de l'intrigue... (je sais, j'ai honte...). Et en plus Colin Firth en mode pirate, je n'adhère pas du tout...!


Bref, tout ce qui faisait du premier film un opus original est réutilisé, MAIS malheureusement cela ne fonctionne plus aussi bien.


Le ton décalé reste décalé mais de manière beaucoup plus sage. Le ton du premier film était unique, celui du deuxième devient commun.


Prenons par exemple la grande méchante, Polly (interprétée par Julianne Moore). Elle est d'une banalité sans nom, à mon sens. Dans le premier film, Samuel L. Jackson incarnait un grand méchant zozotant et vomissant devant la moindre goûte de sang. C'était atypique et totalement improbable, mais c'était drôle ! Là, on nous propose une super méchante également barrée mais qui ne va pas au bout de son concept. C'est beaucoup trop timide pour être mémorable et perso, je suis restée sur ma faim.