Tresser son destin...

21 Aug 2017

La Tresse de Laetitia Colombani, Ed. Grasset

 

Quatrième de couverture

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Aujourd'hui, je ne vais pas faire preuve d'une grande originalité...

 

Je vais vous parler du roman "La tresse" qu'on voit fleurir un peu partout sur la blogosphère. 

 

Mais au final, un roman féministe qui dispose d'un écho aussi large, n'est-ce pas une très bonne chose ? :)

 

Donc, j'apporte ma petite pierre à l'édifice en vous parlant de ce livre qui mérite amplement son succès retentissant. 

 

Dans ce roman, vous partirez à la découverte de trois femmes, aux vies et aux destins résolument différents. Ce n'est même pas la peine de les comparer, ce n'est pas le but... 

 

Comment comparer une Intouchable en Inde et une femme d'affaire canadienne ? Forcément, les horribles conditions de vies de l'une, annuleront toute empathie pour l'autre. Mais, ici ça n'a pas été le cas. 

 

Les trois femmes ne sont pas là pour minimiser les problèmes des unes et des autres mais pour mettre en lumière ce que chaque femme a à affronter comme difficultés, quelque soit le milieu d'où elle vient. Alors évidemment, ces difficultés seront différentes et certaines, beaucoup moins violentes que d'autres, mais chacune d'elle devra affronter son lot d'épreuves.

 

D'abord, il y a Smita. Appartenant à la caste détestée des Intouchables, Smita n'a aucun espoir d'avenir meilleur pour elle. Mais elle refuse d'abandonner tout espoir pour sa fille... Son histoire a d'ailleurs été, pour moi, la plus difficile à lire. Tellement éloignée de notre réalité de monde occidental, son quotidien en devient inimaginable d'horreur absolue.  

 

Je pouvais m'identifier à Giulia ou Sarah... certains éléments de leurs vies pouvaient résonner en moi. Pour Smita, c'était impensable d'imaginer cette vie dans le monde que je connais. C'était tellement choquant de se dire que la vie de ces femmes (et de ces hommes aussi bien sûr) est effectivement aussi abominable que celle qui est décrite, que ce n'est pas juste un personnage de roman... 

 

En dehors de la compassion qu'on éprouve forcément pour son histoire, elle permet aussi de relativiser grandement les obstacles qui sont les nôtres, en tant que femmes occidentales... Rien n'est insurmontable !

 

Concernant Giulia, jeune femme qui doit assumer des responsabilités qui n'ont jamais été les siennes, il était beaucoup plus évident de se projeter dans sa vie. De par son âge peut-être, c'est l'héroïne dont je me suis sentie le plus proche. L'injustice des choix qui lui sont proposés, du fait de sa condition de femme, m'a révolté. Elle évolue dans un monde quasiment exclusivement féminin et pourtant, l'oppression du monde patriarcal n'évolue pas, les femmes elles-mêmes ne se battent pas. 

 

Cela m'a rappelé une nouvelle fois que les femmes ne doivent JAMAIS arrêter de lutter pour leurs droits, qu'importe les traditions ou les habitudes... 

 

Et enfin, nous avons Sarah, femme d'affaires canadienne. Je vous le dis tout de suite, c'est le personnage qui m'a le moins touché au premier abord. Elle m'a donné l'impression d'accepter le fait qu'une femme doive effacer tout ce qui fait sa personnalité de femme pour être acceptée dans un milieu d'hommes. Malgré la réussite qui est la sienne, selon elle, elle la doit à sa manière d'agir "comme un homme"... Même si cela est encore bien trop vrai, c'était assez dérangeant de voir ce genre de discours tenu par une femme. 

 

Quand je lisais les passages concernant Sarah, j'avais toujours une citation de Simone Veil qui tournait dans ma tête : 

 

"Ma revendication en tant que femme, c'est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de m'adapter au modèle masculin".

 

J'étais vraiment en colère de voir une femme brillante, se sentant obligée de gommer tout élément féminin de sa personnalité. Mais le personnage de Sarah permet finalement de mettre en avant le chemin qu'il reste à parcourir pour que les femmes se sentent libre d'être femmes, sans pour autant oublier de revendiquer tout ce qui est "réservé" d'ordinaire aux hommes.

 

Le combat qui sera le sien au cours de l'histoire, met en lumière l'illusion que nous pourrions oublier qui nous sommes et ce qui fait de nous des femmes.

 

Au fil des pages, Smita, Giulia, Sarah vont se dévoiler, elles vont nous permettre de les découvrir... Et elles vont surtout nous rappeler une chose : Les femmes, où qu'elles soient, sont liées. 

 

Nous avons toutes un destin commun, celui de ne pas se définir par rapport aux autres...

 

Nous sommes capables de tout.

Note : 4.5 / 5

 

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