Quand tu ne sais pas quoi penser d'un film...

10 Jan 2017

Manchester by the Sea de Kenneth Lonergan

 

Synopsis

Il s'agit de l’histoire des Chandler, une famille de classe ouvrière, du Massachusetts. Après le décès soudain de son frère Joe, Lee est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick. Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l’a séparé de sa femme Randi et de la communauté où il est né et a grandi.

Article de circonstance vu que Casey Affleck vient de reporter le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique pour son rôle de Lee Chandler.

 

Personnellement, je dois avouer que j'ai eu un peu de mal avec son interprétation. Il m'a bien fallu un bon tiers du film pour m'y habituer (ouais quand même!).

 

 

Alors forcément de part son personnage pas franchement jouasse, il propose un jeu plutôt renfermé et assez déstabilisant. Mais en fait, j'avais presque l'impression que le mec était sous amphets, tellement son manque de réaction était perturbant. 

 

Mais au fil du film et du déroulement de l'histoire, je dois reconnaître que son jeu gagne en puissance et met en lumière davantage d'émotions. J'avais un peu envie de gueuler 'Enfin!'. Mais je ne l'ai pas fait parce que je suis une fille bien élevée.

 

Nous plongeons donc dans ce film dans une famille de la classe populaire des Etats-Unis comme il en existe des millions. Nous assistons à une tranche de leur vie retranscrite tout en douceur et surtout tout en pudeur. 

 

L'histoire avance doucement, à coup de flash-back, se dévoilant au fur et à mesure. En tant que spectateur, on tâtonne, on appréhende, on essaie de deviner... et arrive un moment où l'on se doute et où on ne veut juste plus du tout savoir. 

 

On apprend à connaître cet homme brisé par son erreur de jugement qui aurait pu arriver à n'importe qui. Ou presque. 

 

C'est là que le bât blesse, j'ai eu du mal à imaginer que cette erreur puisse justement arriver à n'importe qui, puisque (sans vous dévoiler l'intrigue), Monsieur Lee Chandler enchaîne un peu les erreurs justement. 

 

Sans lui jeter la pierre, j'ai eu du mal à me mettre à sa place bien que sa réaction face à la douleur soit excessivement puissante en terme de réalisme. 

 

J'ai par contre été très touchée par cette relation Oncle/Neveu où on se demande qui soutient qui... Chacun face à sa douleur trouve du réconfort dans la présence de l'autre, comme une manière de passer outre le sort du destin (oui, je me sens l'âme d'une poète ce matin, bande de petits veinards).

 

Donc gros bip-up à l'inteprétation de Lucas Hedges !

 

Alors pour conclure, j'aimerais vous dire que ce film est beau (il l'est), touchant (il l'est aussi) mais au final, la seule question que je me suis posée, c'est : Pourquoi ?

 

Pourquoi raconter cette histoire ? Dans quel but ? Qu'est-ce que cela apporte si ce n'est être témoin d'une douleur sans nom ?

 

J'ai du mal à percevoir ce que ce film m'a apporté et j'avoue que ça me laisse assez perplexe. 

 

Si vous l'avez vu, pitié... Aidez-moi à comprendre !... Pour le coup, je sèche.

Note : 3.5/5

 

 

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