Il était une fois un livre avec un nom à coucher dehors…

2 Mar 2013

« Tom petit Tom tout petit homme Tom » Barbara Constantine, Ed. Le livre de poche

 

Si l’on ne m’avait pas conseillé ce livre, je ne l’aurais sans doute jamais acheté… « Tom petit Tom tout petit homme Tom »… en ayant fini de lire le titre, on en perds déjà à moitié son latin (que j’ai déjà en grande partie perdu, soit-dit entre nous!).

 

Et pourtant, à côté de quoi ne serais-je pas passé… Un petit régal de 211 pages… Une petite merveille de poésie et de finesse…

 

A ceux qui ont aimé « La tête en friche » de Marie-Sabine Roger, vous comprendrez tout de suite ce dont je parle. J’ai retrouvé cette délicatesse des mots, ce charme dans ces personnages qui au prime abord n’en ont aucun…

 

On débute notre roman avec Tom, petit garçon débrouillard de onze ans et sa mère, Joss, jeune égoïste de vingt-cinq ans. Ils vivent tous deux dans un mobil-home et se retrouvent forcés de voler dans les potagers de leurs voisins afin de pouvoir manger à leur faim. Etant petit et agile, c’est Tom qui est chargé de commettre les forfaits. Il multiplie ses visites chez Archibald et Odette, deux vieux anglais originaux venus passer leurs vieux jours dans la campagne française. Il s’y précipite d’ailleurs autant pour la qualité de leurs légumes que pour les espionner, eux et leur télévision. Les deux compagnons, pas dupes et résolument attendris par le jeune garçon, le laissent piller leurs récoltes sans piper mot.

 

Les choses auraient pu se dérouler ainsi pendant les années à venir, s’il n’y avait eu l’arrivée de Samy, le premier amour de Joss, ou la rencontre de Tom avec la vieille Madeleine, Mité et Balourd, on ne sait ce qui déclenche tout… mais Tom et Joss finissent par se retrouver entourés…

 

Je ne parviendrais probablement pas à retranscrire la joie enfantine que j’ai eu à lire ce roman. Toujours est-il que derrière chaque personnage, même le plus misérable, on retrouve la poésie et la délicatesse d’une vraie amoureuse des mots.

 

Il n’a pas eu à raconter quoi que ce soit, pour le lièvre. Parce que Joss n’était pas là quand il est arrivé. Elle était passée plus tôt prendre quelques affaires, et avait laissé un mot sur la table. Avec sept fautes d’orthographe. ça l’a faché. Dans la marge, il a mis la note qu’il trouvait que ça méritait : 3 sur 10. Et à côté en gros et souligné, il a marqué : NUL.

 

Mon Tom,Je pars à la mer avec des copains. Juste quatres jours. Ne t’inquiètes pas. On rentre dimanche soir. Si tu a un problème, tu peut prendre un peu de fric ou tu sais. Mais seulement si c’est grave, évidamment. Sois sage. Bisoux. Joss.

 

Il lui avait pourtant bien fait la leçon sur les sept exceptions des mots en « ou » qui prennent un x au pluriel ! Bijoux, cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux, poux. Mais pas bisous ! Pour s’en rappeler, il lui avait même fait répéter la phrase idiote qu’on lui avait apprise en classe : » Viens mon chou, mon joujou, mon bijou, sur mes genoux, jeter des cailloux à ces vieux hiboux plein de poux. »

 

Je ne peux que vous conseillez ce roman. Pour ma part, je vais me précipiter pour acheter son autre parution « A Mélie sans mélo ». Amoureux des mots et de la langue française, ce livre est pour vous. Point besoin de grandes phrases vides de sens, ou de philosophie de bas étage quand la finesse se précipite au détour de chaque page.

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